Encouragés par de (très) bons retours du sondage !



Lancé début novembre, le sondage fait partie du « projet d’année » de notre paroisse. 

Pour ceux qui n’ont pas pu se rendre aux réunions de lancement courant octobre pourront retrouver toutes les informations du projet d’année missionnaire dans cette rubrique.

 

Or, la première étape de l’évangélisation est l’écoute, nous dit le Pape François. L’Esprit-Saint parle à son Eglise et la transforme à partir des périphéries. Nous vous proposons donc d’aller sonder des non-croyants ou non-pratiquants : voisins, famille, amis, collègues. Pour cela, il vous suffit de vous procurer des feuilles de sondage : elles sont disponibles aux sorties des messes et dans les accueils paroissiaux. Vous pouvez aussi l’imprimer de chez vous, en vous rendant sur ce lien !

 

En ce début d’année 2020, plus de 100 sondages ont été remplis et renvoyés par la paroisse. Ils sont en cours de dépouillement. Mais d’ores et déjà, sachez qu’ils sont très riches ! Nous vous partagerons bientôt quelques fioretti.

 

Par ailleurs, nous recevons aussi de beaux témoignages des paroissiens eux-mêmes qui administrent les sondages… avec une belle motivation, à l’image de François :

J’ai appelé 20 personnes au téléphone qui, pour moi, sont en périphérie ou en dehors de l’Eglise a priori, pour les inviter à participer anonymement à notre sondage paroissial en vue de connaître leur avis sur l’Eglise.

J’ai insisté sur l’aspect anonyme du sondage, ce qui me semble important pour libérer l’expression et aussi aider à accepter mon invitation.

13 personnes ont accepté de me rencontrer ; 3 personnes n’ont pas donné suite à mes appels téléphoniques ; 4 ont refusé pour des raisons différentes : ma banquière « Je ne peux pas parler de ce sujet en étant en relation de travail avec vous» ; de la part d’un protestant « Je ne suis pas un expert pour parler de l’Eglise !», ce qui m’a déçu.

J’ai écouté les 8 personnes, une à une bien sûr, dans un lieu neutre et convivial comme un café, pendant 12 heures environ au total. A chaque fois, ce fut un temps fort pour les personnes sondées, chargé d’émotion en face de leur histoire sainte et de leur parcours de vie. Toutes m’ont confié qu’elles avaient rarement l’occasion de parler de leur croyance. J’ai senti que ce fut un moment spécial et unique pour chacune d’elles. Et donc pour moi aussi à leur écoute.

Parmi les 8 personnes, j’ai rencontré un médecin que j’appellerai Damien pour respecter l’anonymat, c’est à dire qu’on ne puisse pas faire de lien entre les réponses et la personne interrogée.Damien se disait athé et a ajouté qu’il n’avait aucune envie d’entrer dans une communauté, quelle qu’elle soit, bien que la majorité de ses amis soient des chrétiens. Il m’a parlé pendant 2 heures en toute franchise ; j’ai écouté avec respect, sans jugement, et relancé parfois pour passer à la question suivante du sondage. Quand nous nous sommes rencontrés, Damien savait qu’il devait subir une grosse opération mais il ne savait pas quel jour. Quelques jours après notre entrevue, Damien m’appelle pour me dire qu’il sera opéré le 24 décembre et d’ajouter qu’il avait peur. Je lui ai adressé un petit mot sur la confiance dans lequel il y avait une belle photo accompagnée d’un passage de St Marc 5,35-41 (la tempête apaisée où Jésus leur dit « Pourquoi avoir peur ? »). J’avoue que le petit mot n’était pas neutre ; Damien me l’a fait remarquer en souriant. J’avais osé, et c’est passé ! Le 24 décembre, au petit matin, Damien m’a écrit « Merci pour votre soutien et votre prière ».

Une telle expérience me fait chaud au cœur et me donne envie de continuer les sondages. J’ai découvert une forme de témoignage qui me convient bien. Le simple geste d’aller à la rencontre des personnes avec ce sondage donne à l’Eglise une image d’ouverture qui n’était pas nécessairement l’impression que la plupart des personnes sondées en avaient gardée.

 

Gloire à Dieu !

 


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